Pendant une nuit, je l'ai aimé. Je me suis noyée en lui. Je ne voyais son visage, il faisait noir et nos corps bouillants s'enlaçaient, se cherchaient, s'aimaient. Dans la douceur la plus parfaite, ses doigts effleuraient lentement ma peau, se baladaient délicatement sur mes seins. Comme un enfant timide, son corps enveloppait le mien avec tendresse. Nos torses nus frissonnaient de plaisir; un plaisir si simple, si subtile, si innocent. Nous nous connaissions à peine, nos mains découvraient l'autre, et pourtant cette nuit là, je l'ai aimé. Bien loin des désirs frivoles, j'aurai pu, dans l'ombre, apprendre par c½ur ses traits. Oh, pas besoin de lumière pour le voir, pour le sentir. Il s'est réveillé avec sa main sur mon ventre, son souffle contre ma nuque. Cela faisait si longtemps...